Votre logiciel est-il une plateforme agréée ou une solution compatible ?

Depuis le 1er septembre 2026, toute entreprise doit recevoir ses factures via une plateforme agréée. Votre logiciel n’a pas besoin d’en être une : il peut être raccordé à une plateforme qui l’est.

Listes officielles modifiées le 22 septembre 2026 · vérifiées le 29 septembre 2026

Saisissez le nom de votre logiciel. La réponse est établie à partir des deux listes officielles de la direction générale des finances publiques et des déclarations publiques des éditeurs et des plateformes agréées. Ces listes peuvent évoluer à tout moment.

Les listes officielles emploient le nom commercial de l’opérateur, qui diffère parfois de sa raison sociale.

Source des deux listes : direction générale des finances publiques, je consulte la liste des plateformes agréées.

149opérateurs immatriculés
14dossiers complets en attente
40logiciels vérifiés par nos soins
203références dans notre base
En bref

Ce qu’il faut retenir

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L’obligation vous concerne, pas votre logicielAucun texte n’impose à un éditeur de devenir plateforme agréée. C’est à vous d’en utiliser une.

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Deux façons de participerVotre logiciel peut être plateforme agréée, et figurer dans les listes officielles, ou solution compatible, et être raccordé à une plateforme qui y figure. S’il n’est ni l’un ni l’autre, il ne suffit pas.

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Un nom absent ne signifie pas incompatibleObat, Tolteck, Henrri, EBP ou Ciel n’apparaissent pas dans la liste : leur éditeur déclare un raccordement à une plateforme agréée qui, elle, y figure. C’est ce raccordement qu’il faut vérifier.

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Les sanctions sont entrées en vigueurDepuis le 1er septembre 2026, ne pas disposer d’une plateforme agréée en réception expose à une mise en demeure puis à une amende.

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Votre choix n’est pas définitifUn droit de changement de plateforme est prévu, avec un an de services minimaux par l’ancienne.

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Deux questions à poser à votre éditeurPar quelle plateforme agréée passent mes factures, et à partir de quel volume le service devient-il payant.

Ce que la loi impose, et à qui

L’obligation de facturation électronique pèse sur l’entreprise assujettie à la taxe sur la valeur ajoutée, non sur son logiciel. L’article 289 bis du code général des impôts, tel que modifié par l’article 123 de la loi de finances pour 2026, prévoit que l’émission et la transmission des factures électroniques s’effectuent en recourant à une plateforme agréée.

Une plateforme agréée est un opérateur immatriculé par l’administration fiscale. L’article 290 B du même code précise que ce numéro d’immatriculation est attribué pour une durée de trois ans renouvelable, et que son attribution peut être assortie de réserves. Seule une plateforme agréée est habilitée à transmettre les factures électroniques aux plateformes des clients, à recevoir des factures pour le compte d’une entreprise et à transmettre à l’administration les données de facturation, de transaction et de paiement.

Côté calendrier, la réception de factures électroniques est obligatoire pour toutes les entreprises depuis le 1er septembre 2026. L’émission l’est à la même date pour les grandes entreprises et les entreprises de taille intermédiaire, et le deviendra le 1er septembre 2027 pour les petites et moyennes entreprises, les très petites entreprises et les micro-entreprises. Ces échéances figurent au A du III de l’article 26 de la loi n° 2022-1157 du 16 août 2022 de finances rectificative pour 2022, dans sa rédaction issue de l’article 91 de la loi n° 2023-1322 du 29 décembre 2023 de finances pour 2024, auquel l’article 123 de la loi de finances pour 2026 renvoie expressément. Le détail des échéances, des formats et des mentions à ajouter sur vos factures est présenté dans notre guide de la facturation électronique.

Les deux façons pour un logiciel de participer au dispositif

Un logiciel de facturation ou de comptabilité peut participer de deux façons, et cette distinction détermine ce que vous avez à faire. Un troisième cas existe : celui du logiciel qui n’entre dans aucune des deux catégories.

Il est lui-même plateforme agréée, statut que le code général des impôts désignait auparavant sous le nom de plateforme de dématérialisation partenaire, ou PDP. Son nom commercial figure alors dans l’une des deux listes publiées par la direction générale des finances publiques. Vous pouvez utiliser directement cette plateforme pour les flux concernés, sous réserve d’avoir effectué les démarches nécessaires auprès d’elle, notamment la désignation dans l’annuaire.

Il est solution compatible. Le logiciel crée et transporte les données de facture jusqu’à une plateforme agréée avec laquelle il est interconnecté. Son nom ne figure pas dans les listes officielles : c’est celui de la plateforme agréée qui y figure. Cette catégorie était auparavant désignée par l’expression opérateur de dématérialisation, ou OD.

Il n’est ni l’un ni l’autre. Un logiciel qui ne figure dans aucune liste et ne déclare aucun raccordement ne vous permet pas, à lui seul, de satisfaire à votre obligation. Vous devrez alors souscrire une plateforme agréée séparément, ou changer d’outil.

Deux exemples pour situer la différence. Pennylane et Qonto figurent dans les listes officielles comme opérateurs immatriculés. Obat et Henrri n’y figurent pas : ce sont des solutions compatibles, raccordées respectivement à Iopole et à Pennylane, qui y figurent pour elles.

Les deux marques officielles

Deux marques distinguent ces statuts. La marque de garantie Plateforme agréée et le logotype Solution compatible font chacun l’objet d’une charte d’utilisation publiée par l’administration. Un éditeur est en droit d’afficher celle qui correspond à sa position, et vous pouvez vous y fier.

Marque de garantie Plateforme agréée, facturation électronique
Affichée par un opérateur immatriculé par l’administration fiscale.
Logotype Solution compatible, facturation électronique
Affichée par un logiciel raccordé à une plateforme agréée.

Les logiciels raccordés à une plateforme agréée

Voici les 37 logiciels dont le raccordement à une plateforme agréée est déclaré publiquement, par leur éditeur ou par la plateforme elle-même. Aucun ne figure dans les listes de la DGFiP, et c’est normal : c’est le nom de leur plateforme partenaire qui y figure à leur place. Quatre plateformes concentrent l’essentiel du marché des indépendants et des artisans : Pennylane pour Henrri, Tolteck, Keobiz et Graneet, Iopole pour Obat, LegalPlace, INFast et les solutions du groupe Foliatech, Super PDP pour Freebe, Facture.net et MonAE, et Chaintrust by Visma pour Evoliz, Inqom et Kanta.

LogicielPlateforme agréée déclarée
ArtinoveIopole
AxiobatIopole
BatapplieFacture by Cecurity Incluse pour les abonnements en ligne et les versions sous contrat d’assistance.
CielSage Gratuité limitée à un nombre maximum de factures par produit.
CostructorPennylane ou Super PDP Incluse en illimité dans toutes les formules, au choix entre les deux plateformes.
EBPShine Activation depuis le logiciel en Open Line Plus, inscription auprès de Shine en Open Line.
EvolizChaintrust by Visma
FactomoseFacture by Cecurity
Facture.netSuper PDP Sans frais supplémentaires.
FinthesisChaintrust by Visma
Fitnet ManagerIopole
FreebeSuper PDP
GraneetPennylane Incluse dans l’abonnement, sans facturation au volume de factures.
HenrriPennylane Sans surcoût.
HiboutikIopole
INFastIopole L’inscription se fait depuis le logiciel.
InqomChaintrust by Visma
JePiloteSuper PDP
KantaChaintrust by Visma
KeobizPennylane
KolirysSuper PDP
LegalPlaceIopole
LibeoSERES
LSEIopole
Mon-AutoEntrepriseIopole À distinguer de MonAE.
MonAESuper PDP À distinguer de Mon-AutoEntreprise.
My Company FilesChaintrust by Visma
My.FacturationSeqino
ObatIopole Interconnexion Peppol pour les clients belges.
ProGBatPennylane, Qonto ou Super PDP Sans surcoût sur l’abonnement.
SinaoQonto
StafizIopole
TeledecChaintrust by Visma
TolteckPennylane Réception opérationnelle, émission annoncée comme à venir.
ToolcieInvopop
VertuozaIopole
Wavesoftla plateforme agréée de votre choix Architecture ouverte : la souscription à une plateforme agréée reste à votre charge.

Raccordements relevés dans la documentation publique des éditeurs et des plateformes agréées, vérifiés le 29 septembre 2026. Utilisez le vérificateur en haut de page pour retrouver la source de chaque déclaration.

Les sanctions applicables

L’article 123 de la loi de finances pour 2026 a relevé les montants prévus aux articles 1737 et 1788 D du code général des impôts. Le barème applicable à l’entreprise assujettie est le suivant.

ManquementMontantPlafond annuel
Ne pas émettre de facture sous forme électronique50 € par facture15 000 €
Ne pas transmettre les données de transaction500 € par transmission15 000 €
Ne pas transmettre les données de paiement500 € par transmission15 000 €
Ne pas recourir à une plateforme agréée pour recevoir ses facturesMise en demeure, puis 500 €, puis 1 000 € par période de trois moisAucun plafond prévu
Manquement d’une plateforme agréée à ses obligations de transmission750 € par transmission100 000 €

Montants issus des articles 1737 et 1788 D du code général des impôts, dans leur rédaction résultant de l’article 123 de la loi de finances pour 2026.

Pour la réception, la sanction n’est pas immédiate. Lorsque l’administration constate le manquement, elle met l’entreprise en demeure de s’y conformer dans un délai de trois mois. Si le manquement persiste à l’expiration de ce délai, une amende de 500 € est appliquée et une nouvelle mise en demeure de trois mois court. Si le manquement persiste encore, l’amende s’élève à 1 000 €, et une nouvelle amende de 1 000 € est encourue après chaque période de trois mois, sans plafond annuel.

La première infraction n’est pas sanctionnée. Ces amendes ne s’appliquent pas en cas de première infraction commise au cours de l’année civile en cours et des trois années précédentes, si l’infraction est réparée spontanément ou dans les trente jours suivant une première demande de l’administration. Cette tolérance ne couvre pas l’amende propre à la réception, qui suit sa procédure de mise en demeure.

À partir de quand les sanctions s’appliquent

Ces sanctions ne s’appliquent pas toutes en même temps. Chaque amende court à compter de l’entrée en vigueur de l’obligation qu’elle sanctionne. L’amende de 50 € par facture ne concerne donc une entreprise qu’à partir du jour où elle est tenue d’émettre ses factures sous forme électronique : depuis le 1er septembre 2026 pour les grandes entreprises et les entreprises de taille intermédiaire, à compter du 1er septembre 2027 pour les petites et moyennes entreprises et les micro-entreprises. L’obligation de disposer d’une plateforme agréée en réception, elle, s’applique à toutes les entreprises depuis le 1er septembre 2026, y compris celles qui n’émettront qu’en 2027.

La direction générale des finances publiques a par ailleurs publié en juillet 2026 un guide pratique de démarrage au 1er septembre 2026. Elle y écrit que, pendant la phase de démarrage, les sanctions ne seront pas appliquées aux entreprises rencontrant des difficultés de mise en œuvre mais engagées dans une trajectoire sérieuse de mise en conformité, et qu’elle distinguera ces situations de celles relevant de l’inertie, de l’évitement ou d’un refus durable d’entrer dans le dispositif. Ce n’est ni un report ni une suspension : le calendrier reste applicable. Source : DGFiP, guide pratique de démarrage, juillet 2026.

Changer de plateforme agréée

Le choix d’une plateforme agréée n’est pas définitif. L’article 289 bis du code général des impôts prévoit qu’un décret précise les modalités de changement de plateforme agréée, ainsi que la nature et la durée des services minimaux que l’ancienne plateforme doit continuer à fournir lorsqu’un tel changement intervient. Cette durée ne peut pas être inférieure à un an.

Ce même article prévoit que l’État met un annuaire central à la disposition des plateformes agréées. Cet annuaire est constitué et mis à jour à partir des informations transmises par ces plateformes, et recense les informations nécessaires à l’adressage des factures électroniques vers la plateforme du destinataire.

Source : article 123 de la loi n° 2026-103 du 19 février 2026 de finances pour 2026, modifiant le III de l’article 289 bis et les articles 1737, 1788 D et 1788 E du code général des impôts.

L’absence d’un logiciel dans les listes officielles n’indique pas un manquement de son éditeur : aucun texte n’impose à un éditeur de logiciel de devenir plateforme agréée. Elle indique que l’obligation de recourir à une plateforme agréée, qui pèse sur l’entreprise assujettie, doit être satisfaite par un autre moyen.

Votre logiciel ne vous met pas en conformité ? Comparez les solutions déjà reliées à une plateforme agréée, du gratuit au plus complet.
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Pour aller plus loin

Vos questions sur les plateformes agréées

Pas nécessairement. La plupart des logiciels de facturation sont des solutions compatibles : ils sont raccordés à une plateforme agréée, et c’est le nom de cette plateforme qui figure dans la liste officielle. Notre tableau des solutions compatibles en recense 37, dont Obat, Henrri, Tolteck, EBP et Ciel. Si votre logiciel n’y figure pas non plus, demandez à votre éditeur par écrit par quelle plateforme agréée passent vos factures.

Une plateforme agréée est immatriculée par l’administration fiscale et seule habilitée à transmettre vos factures et vos données. Une solution compatible est un logiciel qui crée et transporte vos factures jusqu’à une plateforme agréée partenaire. Les deux permettent d’être en règle, mais seule la première figure dans les listes officielles. Cette seconde catégorie s’appelait auparavant opérateur de dématérialisation.

La direction générale des finances publiques recense 149 opérateurs satisfaisant à l’ensemble des conditions, dont les tests d’interopérabilité, et 14 opérateurs ayant déposé un dossier complet et conforme, en attente de leur immatriculation définitive. Ces deux listes ont été modifiées le 22 septembre 2026 et vérifiées le 29 septembre 2026. Elles évoluent régulièrement : elles comptaient 145 et 13 opérateurs fin juillet, 147 et 19 à la mi-août, puis 148 et 18 fin août.

Oui. L’article 289 bis du code général des impôts prévoit qu’un décret fixe les modalités de changement de plateforme agréée, ainsi que la nature et la durée des services minimaux que l’ancienne plateforme doit continuer à fournir. Cette durée ne peut pas être inférieure à un an. Votre choix initial n’est donc pas irréversible.

Les plateformes agréées sont des opérateurs privés, libres de fixer leurs tarifs. Beaucoup d’éditeurs incluent le service dans leur abonnement sans surcoût, mais les conditions varient : Costructor et ProGBat l’annoncent en illimité, Ciel le plafonne à un nombre maximum de factures par produit, et EBP réserve l’activation depuis le logiciel à sa gamme Open Line Plus. C’est la question à poser en même temps que celle du nom de la plateforme.

Non, utiliser Peppol seul ne suffit pas à satisfaire les obligations françaises. Peppol est un réseau d’interopérabilité européen, avec ses propres points d’accès et ses formats. La réglementation française exige de recourir à une plateforme agréée, c’est-à-dire un opérateur immatriculé par la direction générale des finances publiques. Si votre logiciel ne met en avant qu’une compatibilité Peppol, demandez-lui quelle plateforme agréée française il utilise.

Ce n’est pas obligatoire : rien n’impose d’utiliser le même opérateur pour l’émission et pour la réception. En pratique, centraliser les deux sur un seul outil évite de gérer plusieurs adresses de facturation électronique et garde vos flux d’achat et de vente au même endroit.

Vous n’êtes pas sanctionné du jour au lendemain. L’amende liée à la réception passe d’abord par une mise en demeure assortie d’un délai de trois mois. La DGFiP a par ailleurs annoncé qu’elle n’appliquerait pas les sanctions de manière immédiate et automatique aux entreprises engagées dans une trajectoire sérieuse de mise en conformité. Commencez par vérifier le statut de votre logiciel ci-dessus, puis désignez votre plateforme de réception et conservez la trace de vos démarches.

Océane Ubaghs, fondatrice de MonLogicielPro
À propos de l’autrice
Océane Ubaghs
Auto-entrepreneuse & rédactrice spécialisée en comparatifs

Océane cumule plus de 7 ans d’expérience dans les comparateurs en ligne. Elle suit la réforme de la facturation électronique depuis ses premiers textes et relève chaque mois les listes officielles de plateformes agréées.

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