Votre logiciel est-il une plateforme agréée ou une solution compatible ?
Depuis le 1er septembre 2026, toute entreprise doit recevoir ses factures via une plateforme agréée. Votre logiciel n’a pas besoin d’en être une : il peut être raccordé à une plateforme qui l’est.
Listes officielles modifiées le 22 septembre 2026 · vérifiées le 29 septembre 2026
Saisissez le nom de votre logiciel. La réponse est établie à partir des deux listes officielles de la direction générale des finances publiques et des déclarations publiques des éditeurs et des plateformes agréées. Ces listes peuvent évoluer à tout moment.
Les listes officielles emploient le nom commercial de l’opérateur, qui diffère parfois de sa raison sociale.
- A-Cube
- ABBY
- ACCENTURE
- ADEMICO SOFTWARE
- AGENA 3000
- AGICAP
- AGS RECORDS MANAGEMENT
- Arratech
- ARTEVA
- Aruba S.p.A.
- ATGP
- AVALARA
- AXELOR
- AXONAUT
- AXWAY SOFTWARE
- AZOPIO
- B2BRouter
- B4VALUE.NET
- BASWARE
- BC SOLUTIONS
- BILLIT
- BLG
- CBS Corporate Business Solutions
- CECURITY
- CEGEDIM
- CEGI ALFA
- CEGID
- CHAINTRUST by Visma
- CLEARTAX
- COMARCH SA
- CYCLOPE
- DARVA
- DEXT
- DIGIPHARMACIE
- DIGITAL TECHNOLOGIES
- Docnova, MELASOFT GmbH
- DOCOON
- DOCOON IMMO / FREEDZ
- DOCPROCESS
- DOCUWARE
- DOKAPI
- Dougs Facturation gratuite
- DOXALLIA
- ecosio InterCom, a Vertex Company
- EDICOM France
- EDICOM Group
- EDICS France
- EdiEyes Vision Care
- EDT
- EEZI powered by VAT IT
- Effinum by SPEE
- ENERJ
- ENTROPICS
- ESALINK
- ESI
- ESKER
- EURO INFORMATION
- FACNOTE PDP
- FIDUCIAL CLOUD
- FISKALTRUST
- FLOWIE
- Fonoa Technologies Limited
- FULLL
- GEP
- GENERIX Group
- GESTAV
- GROUPE SIGMA
- GURUSOFT
- IAF
- ICD International
- iEDI ApS
- IGA ASSURANCE
- INDICOM
- INDY
- INFOLOGIC
- In.Te.S.A. spa
- INVOPOP
- IOPOLE
- iPaidThat
- ITESOFT
- jefacture.com
- KLEKOON
- KOLECTO PA
- KOLECTO PDP
- LE VILLAGE CONNECTE
- Legalinvoice by Tinexta Infocert
- LOGILEC
- LUCCA
- LUNDI MATIN
- MACOMPTA.FR
- MAROSA
- MEDIUS
- MY FITECO
- MY UNISOFT
- MyKinexo PDP
- MySupply Aps
- N2F PDP
- NEOTIMO
- NTT DATA Business Solutions
- ODOO
- OfficeIn
- ONE UP
- OPEN BEE
- OPENTEXT
- PAGERO
- PARAGON
- PAYFLOWS
- PENNYLANE
- PITNEY BOWES
- QONTO
- QWEEBY
- SAGE
- SAP
- SCRIBEE
- SEEBURGER
- SEPTEO
- SEQINO
- SERENSIA by Quadient
- SERES
- Shine
- SNI
- SOLO
- SOVOS
- SPENDESK
- SPS COMMERCE
- SRCI
- STORECOVE
- SUPER PDP
- SYMTRAX
- TAXERA
- TeamSystem Sellsy
- TENOR
- TESISQUARE SPA
- TESSI Technologies
- TIIME PDP
- TRADESHIFT BABELWAY
- Transalis Limited
- TRESO2
- TUNGSTEN AUTOMATION FRANCE
- TX2 Concept
- VENTYA
- VERYSWING
- VosFactures
- VOXEL, an Amadeus company
- WEPROC
- WiseTech GLOBAL
- XELYA
- YOOZ PDP
- YTEMS
- Basikon
- BE FRESH S.à r.l.
- CENSE
- EAGLESSOFT
- EY Expertises & Transactions
- FACTUREAPP
- Insiders Technologies GmbH
- KALANDA
- MY-EDDY
- RATIOO
- SWILE
- Taxilla Europe BV
- YUMAN
- ZEFYR
Source des deux listes : direction générale des finances publiques, je consulte la liste des plateformes agréées.
Ce qu’il faut retenir
L’obligation vous concerne, pas votre logicielAucun texte n’impose à un éditeur de devenir plateforme agréée. C’est à vous d’en utiliser une.
Deux façons de participerVotre logiciel peut être plateforme agréée, et figurer dans les listes officielles, ou solution compatible, et être raccordé à une plateforme qui y figure. S’il n’est ni l’un ni l’autre, il ne suffit pas.
Un nom absent ne signifie pas incompatibleObat, Tolteck, Henrri, EBP ou Ciel n’apparaissent pas dans la liste : leur éditeur déclare un raccordement à une plateforme agréée qui, elle, y figure. C’est ce raccordement qu’il faut vérifier.
Les sanctions sont entrées en vigueurDepuis le 1er septembre 2026, ne pas disposer d’une plateforme agréée en réception expose à une mise en demeure puis à une amende.
Votre choix n’est pas définitifUn droit de changement de plateforme est prévu, avec un an de services minimaux par l’ancienne.
Deux questions à poser à votre éditeurPar quelle plateforme agréée passent mes factures, et à partir de quel volume le service devient-il payant.
Ce que la loi impose, et à qui
L’obligation de facturation électronique pèse sur l’entreprise assujettie à la taxe sur la valeur ajoutée, non sur son logiciel. L’article 289 bis du code général des impôts, tel que modifié par l’article 123 de la loi de finances pour 2026, prévoit que l’émission et la transmission des factures électroniques s’effectuent en recourant à une plateforme agréée.
Une plateforme agréée est un opérateur immatriculé par l’administration fiscale. L’article 290 B du même code précise que ce numéro d’immatriculation est attribué pour une durée de trois ans renouvelable, et que son attribution peut être assortie de réserves. Seule une plateforme agréée est habilitée à transmettre les factures électroniques aux plateformes des clients, à recevoir des factures pour le compte d’une entreprise et à transmettre à l’administration les données de facturation, de transaction et de paiement.
Côté calendrier, la réception de factures électroniques est obligatoire pour toutes les entreprises depuis le 1er septembre 2026. L’émission l’est à la même date pour les grandes entreprises et les entreprises de taille intermédiaire, et le deviendra le 1er septembre 2027 pour les petites et moyennes entreprises, les très petites entreprises et les micro-entreprises. Ces échéances figurent au A du III de l’article 26 de la loi n° 2022-1157 du 16 août 2022 de finances rectificative pour 2022, dans sa rédaction issue de l’article 91 de la loi n° 2023-1322 du 29 décembre 2023 de finances pour 2024, auquel l’article 123 de la loi de finances pour 2026 renvoie expressément. Le détail des échéances, des formats et des mentions à ajouter sur vos factures est présenté dans notre guide de la facturation électronique.
Les deux façons pour un logiciel de participer au dispositif
Un logiciel de facturation ou de comptabilité peut participer de deux façons, et cette distinction détermine ce que vous avez à faire. Un troisième cas existe : celui du logiciel qui n’entre dans aucune des deux catégories.
Il est lui-même plateforme agréée, statut que le code général des impôts désignait auparavant sous le nom de plateforme de dématérialisation partenaire, ou PDP. Son nom commercial figure alors dans l’une des deux listes publiées par la direction générale des finances publiques. Vous pouvez utiliser directement cette plateforme pour les flux concernés, sous réserve d’avoir effectué les démarches nécessaires auprès d’elle, notamment la désignation dans l’annuaire.
Il est solution compatible. Le logiciel crée et transporte les données de facture jusqu’à une plateforme agréée avec laquelle il est interconnecté. Son nom ne figure pas dans les listes officielles : c’est celui de la plateforme agréée qui y figure. Cette catégorie était auparavant désignée par l’expression opérateur de dématérialisation, ou OD.
Il n’est ni l’un ni l’autre. Un logiciel qui ne figure dans aucune liste et ne déclare aucun raccordement ne vous permet pas, à lui seul, de satisfaire à votre obligation. Vous devrez alors souscrire une plateforme agréée séparément, ou changer d’outil.
Deux exemples pour situer la différence. Pennylane et Qonto figurent dans les listes officielles comme opérateurs immatriculés. Obat et Henrri n’y figurent pas : ce sont des solutions compatibles, raccordées respectivement à Iopole et à Pennylane, qui y figurent pour elles.
Les deux marques officielles
Deux marques distinguent ces statuts. La marque de garantie Plateforme agréée et le logotype Solution compatible font chacun l’objet d’une charte d’utilisation publiée par l’administration. Un éditeur est en droit d’afficher celle qui correspond à sa position, et vous pouvez vous y fier.
Les logiciels raccordés à une plateforme agréée
Voici les 37 logiciels dont le raccordement à une plateforme agréée est déclaré publiquement, par leur éditeur ou par la plateforme elle-même. Aucun ne figure dans les listes de la DGFiP, et c’est normal : c’est le nom de leur plateforme partenaire qui y figure à leur place. Quatre plateformes concentrent l’essentiel du marché des indépendants et des artisans : Pennylane pour Henrri, Tolteck, Keobiz et Graneet, Iopole pour Obat, LegalPlace, INFast et les solutions du groupe Foliatech, Super PDP pour Freebe, Facture.net et MonAE, et Chaintrust by Visma pour Evoliz, Inqom et Kanta.
| Logiciel | Plateforme agréée déclarée |
|---|---|
| Artinove | Iopole |
| Axiobat | Iopole |
| Batappli | eFacture by Cecurity Incluse pour les abonnements en ligne et les versions sous contrat d’assistance. |
| Ciel | Sage Gratuité limitée à un nombre maximum de factures par produit. |
| Costructor | Pennylane ou Super PDP Incluse en illimité dans toutes les formules, au choix entre les deux plateformes. |
| EBP | Shine Activation depuis le logiciel en Open Line Plus, inscription auprès de Shine en Open Line. |
| Evoliz | Chaintrust by Visma |
| Factomos | eFacture by Cecurity |
| Facture.net | Super PDP Sans frais supplémentaires. |
| Finthesis | Chaintrust by Visma |
| Fitnet Manager | Iopole |
| Freebe | Super PDP |
| Graneet | Pennylane Incluse dans l’abonnement, sans facturation au volume de factures. |
| Henrri | Pennylane Sans surcoût. |
| Hiboutik | Iopole |
| INFast | Iopole L’inscription se fait depuis le logiciel. |
| Inqom | Chaintrust by Visma |
| JePilote | Super PDP |
| Kanta | Chaintrust by Visma |
| Keobiz | Pennylane |
| Kolirys | Super PDP |
| LegalPlace | Iopole |
| Libeo | SERES |
| LSE | Iopole |
| Mon-AutoEntreprise | Iopole À distinguer de MonAE. |
| MonAE | Super PDP À distinguer de Mon-AutoEntreprise. |
| My Company Files | Chaintrust by Visma |
| My.Facturation | Seqino |
| Obat | Iopole Interconnexion Peppol pour les clients belges. |
| ProGBat | Pennylane, Qonto ou Super PDP Sans surcoût sur l’abonnement. |
| Sinao | Qonto |
| Stafiz | Iopole |
| Teledec | Chaintrust by Visma |
| Tolteck | Pennylane Réception opérationnelle, émission annoncée comme à venir. |
| Toolcie | Invopop |
| Vertuoza | Iopole |
| Wavesoft | la plateforme agréée de votre choix Architecture ouverte : la souscription à une plateforme agréée reste à votre charge. |
Raccordements relevés dans la documentation publique des éditeurs et des plateformes agréées, vérifiés le 29 septembre 2026. Utilisez le vérificateur en haut de page pour retrouver la source de chaque déclaration.
Les sanctions applicables
L’article 123 de la loi de finances pour 2026 a relevé les montants prévus aux articles 1737 et 1788 D du code général des impôts. Le barème applicable à l’entreprise assujettie est le suivant.
| Manquement | Montant | Plafond annuel |
|---|---|---|
| Ne pas émettre de facture sous forme électronique | 50 € par facture | 15 000 € |
| Ne pas transmettre les données de transaction | 500 € par transmission | 15 000 € |
| Ne pas transmettre les données de paiement | 500 € par transmission | 15 000 € |
| Ne pas recourir à une plateforme agréée pour recevoir ses factures | Mise en demeure, puis 500 €, puis 1 000 € par période de trois mois | Aucun plafond prévu |
| Manquement d’une plateforme agréée à ses obligations de transmission | 750 € par transmission | 100 000 € |
Montants issus des articles 1737 et 1788 D du code général des impôts, dans leur rédaction résultant de l’article 123 de la loi de finances pour 2026.
Pour la réception, la sanction n’est pas immédiate. Lorsque l’administration constate le manquement, elle met l’entreprise en demeure de s’y conformer dans un délai de trois mois. Si le manquement persiste à l’expiration de ce délai, une amende de 500 € est appliquée et une nouvelle mise en demeure de trois mois court. Si le manquement persiste encore, l’amende s’élève à 1 000 €, et une nouvelle amende de 1 000 € est encourue après chaque période de trois mois, sans plafond annuel.
La première infraction n’est pas sanctionnée. Ces amendes ne s’appliquent pas en cas de première infraction commise au cours de l’année civile en cours et des trois années précédentes, si l’infraction est réparée spontanément ou dans les trente jours suivant une première demande de l’administration. Cette tolérance ne couvre pas l’amende propre à la réception, qui suit sa procédure de mise en demeure.
À partir de quand les sanctions s’appliquent
Ces sanctions ne s’appliquent pas toutes en même temps. Chaque amende court à compter de l’entrée en vigueur de l’obligation qu’elle sanctionne. L’amende de 50 € par facture ne concerne donc une entreprise qu’à partir du jour où elle est tenue d’émettre ses factures sous forme électronique : depuis le 1er septembre 2026 pour les grandes entreprises et les entreprises de taille intermédiaire, à compter du 1er septembre 2027 pour les petites et moyennes entreprises et les micro-entreprises. L’obligation de disposer d’une plateforme agréée en réception, elle, s’applique à toutes les entreprises depuis le 1er septembre 2026, y compris celles qui n’émettront qu’en 2027.
La direction générale des finances publiques a par ailleurs publié en juillet 2026 un guide pratique de démarrage au 1er septembre 2026. Elle y écrit que, pendant la phase de démarrage, les sanctions ne seront pas appliquées aux entreprises rencontrant des difficultés de mise en œuvre mais engagées dans une trajectoire sérieuse de mise en conformité, et qu’elle distinguera ces situations de celles relevant de l’inertie, de l’évitement ou d’un refus durable d’entrer dans le dispositif. Ce n’est ni un report ni une suspension : le calendrier reste applicable. Source : DGFiP, guide pratique de démarrage, juillet 2026.
Changer de plateforme agréée
Le choix d’une plateforme agréée n’est pas définitif. L’article 289 bis du code général des impôts prévoit qu’un décret précise les modalités de changement de plateforme agréée, ainsi que la nature et la durée des services minimaux que l’ancienne plateforme doit continuer à fournir lorsqu’un tel changement intervient. Cette durée ne peut pas être inférieure à un an.
Ce même article prévoit que l’État met un annuaire central à la disposition des plateformes agréées. Cet annuaire est constitué et mis à jour à partir des informations transmises par ces plateformes, et recense les informations nécessaires à l’adressage des factures électroniques vers la plateforme du destinataire.
Source : article 123 de la loi n° 2026-103 du 19 février 2026 de finances pour 2026, modifiant le III de l’article 289 bis et les articles 1737, 1788 D et 1788 E du code général des impôts.
L’absence d’un logiciel dans les listes officielles n’indique pas un manquement de son éditeur : aucun texte n’impose à un éditeur de logiciel de devenir plateforme agréée. Elle indique que l’obligation de recourir à une plateforme agréée, qui pèse sur l’entreprise assujettie, doit être satisfaite par un autre moyen.
Pour aller plus loin
Calendrier, sanctions et étapes pour se mettre en conformité.
Comparatif logiciel de facturationAvis, tarifs et statut de conformité, du gratuit au plus complet.
Logiciel auto-entrepreneurLes outils adaptés à la micro-entreprise, offres gratuites comprises.
Logiciel BTPDevis, factures de situation et suivi de chantier pour les artisans.