Logiciel pour salon de coiffure : le guide 2026

Un salon encaisse des particuliers toute la journée : son logiciel de caisse doit donc satisfaire à des obligations précises. Voici ce que la loi impose réellement en 2026, ce que les solutions du marché coûtent, et comment séparer la caisse de la facturation.

2 modesde preuve admis
7 500 €d’amende par logiciel
Le récap express

L’essentiel pour un salon

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L’obligation qui vous concerneSi vous enregistrez les règlements de vos clientes dans un logiciel, celui-ci doit satisfaire aux conditions d’inaltérabilité, de sécurisation, de conservation et d’archivage.

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Ce qui a changé en février 2026Deux modes de preuve sont de nouveau admis : le certificat d’un organisme accrédité, ou l’attestation individuelle de votre éditeur.

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La sanction7 500 € par logiciel non justifié, et soixante jours pour régulariser avant une nouvelle amende du même montant.

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Deux outils, pas unLe logiciel de salon gère l’agenda et la caisse. Il ne remplace ni votre facturation professionnelle ni votre comptabilité.

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Les budgetsDe 29 € HT par mois pour une solution d’entrée à plus de 100 € pour un salon à plusieurs postes. Plusieurs éditeurs ne publient pas leurs prix.

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La facturation électroniqueVos ventes aux particulières n’entrent pas dans le champ des factures électroniques, mais relèvent de la transmission des données de transaction.

Océane Ubaghs
Par Océane Ubaghs · Auto-entrepreneuse & rédactrice spécialisée en comparatifsMis à jour le 26 août 2026 · 11 min de lecture

Vous avez peut-être lu qu’à partir du 1er septembre 2026, seul un logiciel de caisse certifié par un organisme accrédité serait accepté. Cette échéance ne s’applique plus. Commençons par là, parce que c’est ce qui détermine votre choix.

La règle applicable depuis février 2026

Depuis le 1er janvier 2018, un professionnel assujetti à la TVA qui enregistre les règlements de ses clients au moyen d’un logiciel ou d’un système de caisse doit utiliser une solution répondant à quatre conditions : inaltérabilité, sécurisation, conservation et archivage des données. L’obligation figure au 3° bis du I de l’article 286 du code général des impôts.

Ce qui a bougé, c’est la façon d’en apporter la preuve. L’article 43 de la loi de finances pour 2025 avait supprimé l’attestation individuelle de l’éditeur, ne laissant que le certificat délivré par un organisme accrédité. Puis l’article 125 de la loi de finances pour 2026, loi n° 2026-103 du 19 février 2026, a rétabli cette attestation. Le Bulletin officiel des finances publiques a intégré ce changement le 25 mars 2026.

Deux preuves valent aujourd’hui. Vous pouvez justifier la conformité de votre caisse soit par un certificat délivré par un organisme accrédité, de type NF525 ou LNE, soit par une attestation individuelle de votre éditeur, conforme au modèle publié par l’administration. L’attestation doit être nominative et viser la version exacte du logiciel que vous utilisez.

Ce que vous risquez sans justificatif

L’amende s’élève à 7 500 € par logiciel ou système de caisse pour lequel vous ne pouvez pas produire l’un des deux documents. Vous disposez ensuite de soixante jours pour vous mettre en conformité, faute de quoi la même amende peut s’appliquer de nouveau.

Le réflexe à avoir est simple : demandez dès aujourd’hui à votre éditeur son certificat ou son attestation, au format PDF, et conservez-le avec vos documents comptables. En cas de contrôle, c’est ce document que l’administration réclamera, avec l’accès à votre archive fiscale.

Le cas où l’obligation ne vous concerne pas

Le texte vise les systèmes de caisse, c’est-à-dire les outils qui enregistrent les règlements. Un logiciel qui se contente de produire des factures numérotées, sans jouer le rôle de caisse, n’entre pas dans ce périmètre. En pratique, un salon qui encaisse au comptoir en est presque toujours équipé.

Attention à une confusion fréquente : un terminal de paiement bancaire n’est pas un système de caisse. Ce qui compte, c’est le logiciel qui enregistre la vente, édite le ticket, tient le journal et effectue la clôture.

Les logiciels de salon du marché

Ces solutions réunissent l’agenda, la réservation en ligne, la caisse, la fiche client et souvent le stock de produits revendus. Elles s’adressent à un établissement avec pignon sur rue plutôt qu’à un coiffeur à domicile.

SolutionPrix d’entréeSon positionnementAvantage partenaire
Planity Pro Le leader Sur devissans engagement Trois offres : Agenda, Agenda et Caisse, puis Agenda, Caisse et terminal de paiement. Caisse certifiée NF525, 300 SMS de rappel par mois inclus, aucune commission sur les rendez-vous. L’éditeur revendique plus de 60 000 professionnels Non partenaire
Wavy Le plus accessible 29 €/moispour un collaborateur Caisse certifiée, agenda, stocks distinguant produits techniques et de revente, accessible depuis n’importe quel appareil. Pack communication à 49 € avec site web, réservation et fiche Google. Éditeur racheté par Treatwell Non partenaire
My HAIR Signé Fiducial 39 € HT/mois69 € Bronze · 89 € Silver Encaissement, fichier clients, agenda, stocks et export comptable dès l’offre de base. Le carnet de rendez-vous en ligne arrive à 69 €, le site internet et 300 SMS à 89 €. Installation du matériel et formation sur place par un technicien Non partenaire
Booksy Tout inclus 59 € HT/mois+ 10 € par collaborateur Une seule offre, toutes fonctionnalités comprises, sans palier ni supplément : caisse certifiée NF525, réservations illimitées, marketing, 100 SMS marketing par mois. Confirmations et rappels toujours gratuits. Essai de 7 jours sans carte bancaire Non partenaire
Fresha Le moins cher en solo 19,95 €/mois12,95 € par membre en équipe Calendrier, point de vente, devis et factures, stocks et marketing. Aucune commission sur les nouveaux clients venus de sa place de marché. Encaissement en personne à 0,99 %, en ligne à 1,29 %. Nombreux modules en option facturés à part Non partenaire

Tarifs relevés dans la documentation publique des éditeurs le 26 août 2026, hors taxes. Planity ne publie pas de grille tarifaire et renvoie vers un conseiller commercial : demandez un devis écrit précisant le nombre de postes inclus. Aucun de ces éditeurs n’est partenaire de MonLogicielPro à la date de publication, ce qui rend cette comparaison entièrement libre.

Chez le leader du marché, l’offre se décline en trois niveaux : Agenda seul, avec la page de réservation et 300 SMS de rappel par mois, puis Agenda et Caisse, qui ajoute la caisse certifiée NF525, les stocks, les cartes cadeaux et l’export comptable, et enfin Agenda, Caisse et terminal de paiement, avec les virements journaliers et les pourboires. Quatre options se greffent ensuite : boutique en ligne, site web, terminal et suivi du temps de travail.

Deux engagements de cet éditeur méritent d’être notés, parce qu’ils ne sont pas universels sur ce marché. Il ne prélève aucune commission sur les rendez-vous pris via sa plateforme de réservation, et il indique que votre fichier client vous appartient, avec la possibilité de le conserver si vous cessez la collaboration. Posez ces deux questions à chacun de vos candidats.

Le vrai écart ne se lit pas sur le prix affiché mais sur ce que chacun facture en plus. Trois modèles cohabitent.

Le tarif par collaborateur. Fresha à 12,95 € par membre, Booksy à 59 € plus 10 € par personne, Wavy à 29 € pour un seul poste. Pour un salon de quatre personnes, l’addition varie du simple au double selon l’éditeur, alors que les prix d’appel semblent proches.

Le palier fonctionnel. Chez My HAIR, l’offre à 39 € ne comprend pas la prise de rendez-vous en ligne : il faut passer à 69 €. Chez Booksy, tout est inclus dans l’offre unique, sans niveau supérieur.

Les à-côtés facturés à l’usage. Les SMS surtout, dont le traitement diffère radicalement : facturés six centimes pièce chez l’un, inclus par centaines chez les autres, avec les confirmations toujours gratuites chez Booksy. Ajoutez les commissions d’encaissement si vous passez par le terminal de l’éditeur, entre 0,99 % et 1,5 % selon les cas, et les modules optionnels, qui peuvent dépasser l’abonnement lui-même chez Fresha.

Les questions à poser avant de signer

Votre liste de vérification

  • L’éditeur vous fournit-il un certificat ou une attestation nominative, visant la version exacte du logiciel ?
  • Combien de collaborateurs le tarif couvre-t-il, et combien coûte un poste supplémentaire ?
  • Y a-t-il une commission sur les paiements encaissés, ou sur les rendez-vous venus de la place de marché ?
  • Les SMS de rappel sont-ils inclus, ou facturés à l’unité ? Un éditeur les facture six centimes pièce, un autre en inclut 300 par mois.
  • Quels frais de mise en service et de reprise de votre fichier client ?
  • Votre fichier client vous appartient-il, et pouvez-vous le conserver si vous partez ? Faites-le écrire.

La question des commissions est celle qui réserve le plus de surprises. Certains éditeurs pratiquent un abonnement fixe sans rien prélever sur vos prestations, d’autres se rémunèrent sur les clients apportés par leur plateforme de réservation. Sur un salon qui remplit son planning par ce canal, l’écart annuel se compte en milliers d’euros.

Caisse et facturation ne sont pas le même outil

C’est la confusion la plus coûteuse de ce marché. Un logiciel de salon gère votre journée : rendez-vous, encaissements, fiche client, stock de shampooings. Il ne gère pas votre entreprise.

Trois besoins lui échappent presque toujours. Les factures adressées à des professionnels, si vous travaillez pour un salon partenaire, une maison de retraite ou un tournage. Votre livre des recettes et le suivi de vos plafonds si vous êtes en micro-entreprise. Et l’export vers votre expert-comptable, au format qu’il attend.

D’où l’usage le plus fréquent chez les salons bien organisés : une caisse métier pour le comptoir, et un outil de facturation à côté. Ces derniers sont souvent gratuits, ce qui rend l’addition indolore.

Pour la facturation et la comptabilitéNotePourquoi pour un salonAvantage partenaire
Abby Micro-entreprise 8,7 Livre des recettes, suivi des plafonds et déclaration Urssaf, avec une offre gratuite sans limite de durée Souscrire
Indy Jusqu’à la liasse 9,5 Comptabilité complète sans expert-comptable, y compris pour une société, avec facturation gratuite Souscrire1er mois offert
Tiime Avec un cabinet 8,8 Facturation illimitée et notes de frais dès l’offre gratuite, avec un accès direct pour votre expert-comptable Souscrire
Qonto Compte pro 8,5 Compte professionnel et facturation réunis, utile pour séparer nettement les recettes du salon de vos comptes personnels Souscrire

Notes attribuées sur des critères éditoriaux, identiques sur l’ensemble du site. Abby, Indy, Tiime et Qonto sont partenaires commerciaux de MonLogicielPro : les liens signalés nous rémunèrent si vous souscrivez, sans surcoût pour vous et sans effet sur les notes ni sur le classement.

Vous démarrez en micro-entreprise ? Abby couvre le livre des recettes, le suivi des plafonds et la déclaration Urssaf, gratuitement et sans limite de durée.
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Facturation électronique : ce qui vous concerne

La réforme s’applique aux échanges entre professionnels. Vos prestations facturées à des particulières n’entrent donc pas dans le champ de la facture électronique, mais dans celui de la transmission des données de transaction à l’administration. Ce sont les données qui circulent, pas la facture elle-même.

Deux obligations vous concernent tout de même. À partir du 1er septembre 2026, vous devez pouvoir recevoir les factures de vos fournisseurs de produits par l’intermédiaire d’une Plateforme Agréée : c’est vrai pour toute entreprise assujettie à la TVA, franchise en base comprise. Et si vous facturez des professionnels, l’obligation d’émettre arrive au 1er septembre 2027.

Votre logiciel de salon ne couvre pas nécessairement ce volet. Vérifiez le raccordement de vos outils dans notre vérificateur de Plateforme Agréée, et lisez notre guide de la facturation électronique pour le calendrier détaillé.

Quelle combinaison selon votre situation

Ce que nous conseillons

Coiffeuse à domicile, en micro-entreprise
Vous n’avez pas de comptoir, donc pas de système de caisse au sens fiscal. Un outil de facturation gratuit suffit, avec le livre des recettes et le suivi des plafonds.
Salon seul, un ou deux fauteuils
Une caisse métier d’entrée de gamme, à partir d’une trentaine d’euros, plus un outil de facturation gratuit pour la partie administrative.
Salon avec plusieurs collaborateurs
Comparez sur devis en exigeant le nombre de postes inclus, et vérifiez si l’éditeur prélève une commission sur les rendez-vous apportés.
Vous êtes en société avec des salariés
Ajoutez la comptabilité : soit en autonomie, soit chez un cabinet en ligne, la paie devenant le poste déterminant.
Sources et méthodeVérifié le 26 août 2026
  • Obligation de caisse sécurisée : 3° bis du I de l’article 286 du code général des impôts.
  • Modes de preuve admis : article 43 de la loi n° 2025-127 du 14 février 2025, puis article 125 de la loi n° 2026-103 du 19 février 2026 de finances pour 2026 ; commentaires publiés au Bulletin officiel des finances publiques le 25 mars 2026.
  • Sanction : amende prévue par le code général des impôts en cas d’impossibilité de justifier la conformité.
  • Tarifs et fonctionnalités : pages tarifs et pages produit publiées par les éditeurs, relevé du 26 août 2026. Planity ne publie pas de grille tarifaire.
  • Facturation électronique : article 26, III, A de la loi du 16 août 2022, modifié par la loi de finances pour 2024.

Aucun éditeur de logiciel de salon cité sur cette page n’est partenaire de MonLogicielPro. Abby, Indy, Tiime et Qonto le sont : les liens signalés nous rémunèrent si vous souscrivez, sans surcoût pour vous et sans effet sur les notes attribuées.

Demandez votre attestation dès aujourd’hui

Un courriel à votre éditeur suffit. Conservez le certificat ou l’attestation avec vos documents comptables : c’est le seul document que l’administration réclamera.

Vérifier mes outils

Questions fréquentes

Ce qui est obligatoire, c’est d’utiliser un logiciel respectant les conditions d’inaltérabilité, de sécurisation, de conservation et d’archivage, dès lors que vous enregistrez les règlements de vos clientes. Depuis le 21 février 2026, vous pouvez le prouver au choix par un certificat d’organisme accrédité ou par une attestation individuelle de votre éditeur. La certification par un tiers n’est donc plus la seule voie.

Non. Cette date correspondait à l’état du droit issu de la loi de finances pour 2025, qui imposait à tous les éditeurs d’obtenir un certificat auprès d’un organisme accrédité. L’article 125 de la loi de finances pour 2026 a rétabli l’attestation individuelle de l’éditeur comme mode de preuve, et le Bulletin officiel des finances publiques a intégré ce changement le 25 mars 2026.

Les offres d’entrée démarrent autour de 29 € par mois pour un collaborateur, et 39 € HT pour une solution d’encaissement et de gestion complète. Les paliers supérieurs, qui ajoutent la réservation en ligne, le site internet et les SMS inclus, montent à 69 puis 89 € HT. Planity ne publie pas de grille et renvoie vers un conseiller. Demandez alors un devis écrit précisant le nombre de postes inclus, les frais de mise en service et les commissions éventuelles sur les paiements.

L’obligation vise les systèmes de caisse, c’est-à-dire les outils qui enregistrent les règlements. Si vous encaissez sans caisse et établissez des documents numérotés pour chaque prestation, vous n’entrez pas dans ce périmètre. Un outil de facturation gratuit, avec le livre des recettes et le suivi des plafonds, suffit alors. En cas de doute sur votre configuration, faites confirmer votre situation par écrit.

Non. Il gère votre journée : rendez-vous, encaissements, fiche client, stock. Il ne produit ni votre livre des recettes en micro-entreprise, ni vos factures à destination de professionnels, ni l’export attendu par votre expert-comptable. La combinaison la plus fréquente associe une caisse métier pour le comptoir et un outil de facturation, souvent gratuit, pour l’administratif.

Oui, comme toute entreprise assujettie à la TVA, franchise en base comprise. Dès le 1er septembre 2026, vous devez pouvoir recevoir les factures de vos fournisseurs via une Plateforme Agréée. Vos prestations facturées à des particulières relèvent de la transmission des données de transaction, et non de la facture électronique. Si vous facturez des professionnels, l’obligation d’émettre arrive au 1er septembre 2027.

Océane Ubaghs, fondatrice de MonLogicielPro
À propos de l’autrice
Océane Ubaghs
Auto-entrepreneuse & rédactrice spécialisée en comparatifs

Océane cumule plus de 7 ans d’expérience dans les comparateurs en ligne. Elle compare les logiciels de gestion, de facturation et de comptabilité, secteur par secteur, pour aider chaque professionnel à choisir un outil adapté à son métier.

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